Lorsque le corps devient une preuve et la douleur, une honte : la violence sexuelle en Haïti.
Je refuse de me taire. En Haïti, être femme signifie apprendre très tôt à avoir peur, à marcher vite, à se taire, à survivre. Dans ce pays, la violence sexuelle est omniprésente mais dissimulée sous le poids du silence, de la honte et des traditions. De trop nombreuses filles disparaissent dans l’ombre, tandis que d’autres grandissent avec des blessures profondes que ni le temps, ni la justice n’effacent.Les agressions sont souvent banalisées, les coupables protégés, et les victimes, culpabilisées. C’est un système injuste, insidieux, qui détruit des vies tout en maintenant l’illusion d’une normalité. Chaque témoignage ignoré, chaque plainte étouffée, est un échec collectif.Il est urgent d’écouter. Écouter ces jeunes filles qui tremblent en racontant l’horreur. Écouter ces femmes qui portent en silence leurs blessures invisibles. Écouter ces mères qui veulent protéger, mais ne peuvent pas.Le temps du silence est révolu. Nous devons agir. Pas demain. Maintenant. Pour qu’aucune victime ne soit plus jamais seule, honteuse ou oubliée. Pour qu’enfin, une femme agressée soit accueillie avec respect, crue et protégée. Ce n’est pas une faveur. C’est un droit.
Pqar : Wendy. C. Jadotte